vendredi 2 janvier 2009

quand les pompiers posent comme modèles

Cannes
Tradition Ils tapent aux portes, se présentent et proposent un calendrier contre un don pour l'Amicale. Nous avons suivi Jean-Paul et Franck, duo bien rôdé
« Bonjour, ce sont les sapeurs-pompiers pour le calendrier »
Les Sapeurs-Pompiers sonnent à toutes les portes, mais en moyenne seulement une sur cinq s'ouvre. En général, ils sont accueillis avec le sourire. Quant au calendrier présenté cette année, il reçoit, lui aussi, sa part de succès.
Immeuble des Ambassadeurs, rue Mérimée au Cannet. La première sonnette ne marche pas. « Ça arrive ». Alors ils tapent, sonnent à d'autres portes et attendent quelques secondes. Souvent, rien ne bouge. Ils changent d'étage, leurs calendriers sous le bras. En cinq paliers et vingt-six appartements, seulement cinq portes ont souri aux sapeurs-pompiers. Et encore, derrière l'une d'entre elle, deux enfants dont les parents étaient absents
Jean-Paul et Franck sillonnent le même quartier depuis 20 ans. Pas trop tôt pour ne pas déranger, pas trop tard pour ne pas effrayer. « Les riverains ont subi de nombreuses agressions. »
Les sapeurs savent qu'on risque de leur demander leur carte professionnelle, ils sont prêts à écouter les doléances des gens et sont conscients que parfois, quelques euros pour un calendrier, représentent un gros effort financier.
Onze mois pour les dames
« Ah, les pompiers, je suis contente de vous voir ». Accueil sympa au dernier étage, un billet de cinq euros à la main. « Je vous souhaite de collecter beaucoup, vous le méritez » salue la dame en refermant
Au 4e, nouvelle réussite. « Bonjour Messieurs, vous êtes les bienvenus. Il paraît qu'il y a des belles photos dans ce calendrier...» frétille la dame. Apparemment elle a déjà entendu parler de ce millésime, façon Dieux du Stade (voir encadré). Sapeurs partiellement dénudés et tout en muscles. Sauf le mois de mars : partiellement dénudée et tout en charme.
« Si vous appelez les pompiers, demandez qu'on vous envoie le mois de mai ou un autre. Vous n'avez qu'à choisir » plaisante Jean-Paul, président de l'Amicale des Sapeurs-Pompiers de Cannes.
« Je vous aime bien mais j'espère ne vous revoir que dans un an ! »
Pas de passe pour les pompiers
Changement d'adresse. Direction l'Eden Square, 4, rue Rebuffel. L'affaire se corse. D'abord se faire ouvrir le portail.
« Un facteur dispose d'un passe, pas les pompiers...». Sonner chez plusieurs personnes en espérant une réponse. Le premier obstacle franchi, le duo butte devant la porte d'entrée. Nouvelle épreuve de hasard. Franck sonne sur les boutons du haut.
« Ils sont dans l'ordre des étages. Comme on commence par le haut, on préfère sonner chez eux pour éviter que les gens attendent notre passage trop longtemps. » Un grésillement... «Oui ? » « Bonjour Madame, ce sont les Sapeurs-Pompiers pour le calendrier et la présentation des voeux. Vous pouvez nous ouvrir ? »
Hésitation et un « oui » parvient faiblement. C'est reparti pour quatre étages. Au 3e, une dame en peignoir se souvient que l'an dernier les photos avec des « enfants étaient bien ». Apparemment, les hommes dénudés, ça lui plaît bien « aussi ».
Mieux que les rugbymen
« Souvent on nous dit que notre calendrier est mieux que celui des rugbymen car les poses sont moins osées » s'amuse Jean-Paul, qui a moyennement apprécié la semaine dernière qu'une photo de son calendrier illustre la rubrique « Gays et lesbiennes » de notre quotidien. Il y a encore deux ou trois tabous... L'homosexualité mais aussi l'argent.
« Les gens nous glissent un billet ou une pièce dans la main. On range dans la sacoche sans regarder, pour ne mettre personne mal à l'aise. »
Au final, ça fait combien ? « On imprime 42 000 calendriers. L'argent récolté va aux bonnes oeuvres de l'Amicale (sport, enfants, festivités, social, retraités). »

Source:GOOGLE Actualité

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

vous pouvez faire vos commentaires en autant qu'ils sont fait d'une manière acceptable
Pas de libelles par exemple
sinon je devrai les enlever