lundi 5 janvier 2009

Royaume-Uni : les agences d'adoption catholiques confrontées aux couples homosexuels

Les agences d'adoption catholiques britanniques sont au pied du mur depuis le 1er janvier 2009 et vont devoir ouvrir leurs services aux couples de même sexe en vertu le la loi sur l'égalité. Certaines font encore de la résistance.

50% des agences d'adoption catholiques disent craindre de devoir fermer si elles sont obligées de travailler avec des couples homosexuels comme le prévoit la nouvelle loi sur l'égalité votée par le parlement britannique.

11 agences s'étaient vu accorder 21 mois d'exemption face à l'Equality Act d'avril 2007 qui prohibe toute discrimination fondée sur l'orientation sexuelle dans le domaine des biens et services, y compris pour les agences d'adoption. Cette période a pris fin le 1er janvier.

Sur les 11 agences, 5 ont changé de position et acceptent la loi, 1 a fermé ses portes et 2 réclame le maintien de l'exemption.

Le Christian Institute a qualifié le nouvelle loi d'"agression contre les organisations chrétiennes" sur BBC Radio 5.

Mis en ligne le 05/01/2009
Australie : un gay reconnu veuf de guerre après 10 ans de combat

Un retraité de Sydney, Edward Young, a gagné son combat, après dix ans de procédure, pour se voir reconnaître le droit à la pension de son partenaire décédé.
Compagnon pendant 38 années de Larry Cains qui avait servi au sein de l'armée australienne à Borneo pendant la seconde guerre mondiale, Edward Young revendiquait le droit à percevoir la pension de son ami décédé à l'égal des couples hétérosexuels. Il avait porté son combat jusqu'au Haut commissariat aux droits de l'Homme des Nations Unies qui avait condamné la position des autorités australiennes.

Mis en ligne le 05/01/2009
Ouganda (Justice)
Verdict historique en faveur d'un militant LGBT
Une cour de Kampala a donné gain de cause juste avant Noël à Victor Mukasa, un militant transgenre (female to male) qui avait entamé une action en justice contre le gouvernement suite à un raid mené dans sa maison en juillet 2005, annoncent plusieurs médias du pays. Lors de son intrusion chez Victor, alors absent, la police avait saisi de nombreux documents, pour la plupart en rapport avec ses activités LGBT. Elle avait également arbitrairement arrêté, sexuellement agressé et humilié Yvonne Oyoo, une amie kényane qui se trouvait chez lui et qui a elle aussi été reconnue comme victime dans le même dossier.

La plainte de Victor Mukasa était notamment soutenue par la Commission internationale des droits humains des gays et lesbiennes (IGLHRC), qui craignait un échec étant donné le climat homophobe ougandais, où les relations entre personnes de même sexe sont passibles de prison à vie. Mais le juge a accordé au militant une victoire, historique puisque, d'après Victor Mukasa, il s'agit de la première fois qu'une personne LGBT mène une action en justice contre les autorités.

La juge Stella Arach a estimé que la police avait violé la Déclaration universelle des droits de l'homme et la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. Elle a en outre accordé des dommages et intérêts aux plaignants: environ 2.000 dollars pour Victor Mukasa et 5.000 dollars pour Yvonne Oyoo, qui n'ont pas assisté au verdict.

«Ce jugement rappelle sérieusement à la police ougandaise que tous les Ougandais, y compris [les minorités sexuelles], devraient être traitées avec respect et dignité», a déclaré Victor Mukasa dans un site d'information panafricain, Afrol News. «Ce n'est pas juste une victoire pour Victor ou pour les personnes LGBT, mais une victoire pour tous ceux qui défendent les droits humains», s'est réjouit Paula Ettelbrick, directrice exécutive d'IGLHRC

dimanche 4 janvier 2009



L'union impossible
Homophobie à l'italienne
Documentaire de Gustav Hofer et Luca Ragazzi (Italie / Allemagne - 2008)
Luca et Gustav sont deux garçons trentenaires, homos, journalistes et cinéastes. Ils vivent en couple à Rome et apprennent the hard way que leur pays, l'Italie, semble foncièrement homophobe. Caméra au poing, ils partent à la rencontre des personnalités politiques, religieuses et de « l'homme de la rue » pour essayer de comprendre les raisons du refus épidermique d'un pacte d'union civile imaginé par le gouvernement Prodi et aujourd'hui enterré. Leur documentaire est diffusé sur Arte samedi 03 janvier. Entretien avec Gustav Hofer
Tout débute en avril 2006, le gouvernement de Romano Prodi tente de proposer une loi d'union civile sans distinction de sexe, le DICO (DIritti e doveri delle persone stabilmente COnviventi - l'abréviation est identique au nom d'une chaîne de supermarché discount), un genre de PACS à la sauce napolitaine. Que n'avait-il fait là ! La droite et le Vatican hurlent à la perversion de la jeunesse et trustent les télévisions (détenues en quantité par Berlusconi) pour marteler des messages ambiguës pour ne pas dire totalement homophobes. Luca et Gustav, en couple depuis huit ans, sont atterrés de ce qu'ils entendent et de ce que répètent les gens dans la rue.
En février 2007, le sénateur Giulio Andreotti va jusqu'à faire capoter le vote de renouvellement du budget de la mission italienne en Afghanistan. Il explique ce geste par son refus de soutenir sur n'importe quel sujet que ce soit, un gouvernement qui propose une loi reconnaissant des droits aux couples gays et lesbiens. Gustav convainc alors son compagnon de quitter leur cocon pour se frotter au terrain de l'Italie homophobe du 21e siècle. Avec leur caméra et leur matériel d'enregistrement, ils se lancent dans la réalisation de ce documentaire qui mélange journal intime et interviews avec des militants catholiques, des activistes fascistes, des élus politiques ou bien encore des porte-paroles du Vatican. Tour à tour comique, tragique et ironique, le film dévoile le malaise entretenu de l'Italie traditionaliste face à l'homosexualité et la force politique - encore aujourd'hui - du Vatican.
En 2008, le film d'une heure vingt est projeté dans de nombreux festivals gays et lesbiens où il remporte plusieurs prix ainsi qu'aux Hot Docs, festival de documentaires à Toronto. Et bien qu'en octobre dernier, cinquante parlementaires de centre-droite aient voulu relancer l'idée d'un pacte d'union civile, le gouvernement n'a toujours pas l'intention de rouvrir ce dossier brûlant.
Comment a débuté l'histoire de ce documentaire ?
Il s'agissait, au départ, d'une réaction personnelle, d'affirmer notre engagement politique et notre besoin de réagir à ce qui se passait dans notre pays, l'Italie. Nous ne pouvions accepter que la proposition du "DICO", pas vraiment révolutionnaire, puisse engendrer une telle vague d'homphobie dans un pays d'Europe en 2007.
Comment avez-vous financé votre film ?
Nous avons la chance de posséder notre propre caméra HDV et un équipement correct pour le son. Faire le film n'a pas coûté beaucoup et nous n'avons même pas essayé de trouver des financements. Cela aurait pris trop de temps. Pendant le montage, alors que nous étions à court d'argent, une ami, l'actrice Jacqueline Lustig, nous a soutenus. On doit aussi beaucoup à notre monteuse, Desideria Rayner, et la monteuse son Silvia Moraes (primée pour le film Bicho de Sete Cabeças au Festival du cinéma de Recife) qui ont accepté de travailler sur le projet pour aider une cause politique.
Près de deux ans après avoir commencé à travailler sur votre documentaire, comment la situation a-t-elle évoluée ?
Disons qu'elle est passée de « mauvaise » à « pire ». La proposition de loi de Prodi a échoué, le DICO est resté lettre morte. Berlusconi est revenu au pouvoir... pour la troisième fois... Les partis qui soutenaient le projet n'ont pas obtenu les 4% de voix nécessaires pour entrer au Parlement. Mais, bizarrement, alors qu'une loi d'union civile n'est plus au programme du gouvernement, les médias italiens, l'Église et les politiciens continuent d'être obsédés par la « question gay ». Même le pape donne l'impression d'avoir plus de choses à raconter sur la sexualité et l'homosexualité que sur la spiritualité à laquelle il est pourtant censé se consacrer !
Vous avez montré le film dans de nombreux festivals et tourné dans toute l'Italie avec. Comment les spectateurs ont réagi ?
En projetant Homophobie à l'italienne et en animant des débats dans les régions les plus reculés du pays, nous avons rencontré des gens formidables. La majorité ont soutenu notre documentaire, les catholiques que nous rencontrions nous expliquaient que l'Église ne parlait pas en leur nom. Et nombreux sont ceux qui nous ont remerciés parce qu'ils comprenaient pour la première fois ce que signifiaient l'homophobie et qu'ils voyaient à quel point le Vatican intervenait dans la politique italienne. Finalement, ceux qui ont le plus mal réagi ont été les distributeurs qui ont tous refusé de permettre une vraie sortie nationale du film au cinéma en prétextant que « ce n'était pas le bon moment d'un point de vue politique ».

Le retour de Chantal Goya



Par Stadire - 03 janvier 2009 - Tags : Chantal Goya, musique
Je ne sais pas si on peut parler de retour mais plutôt de re-retour puisque Chantal Goya avait déjà fait un come-back il y a de cela six ans environ mais le public ciblé n'était pas franchement le même.

Notre Chantal nationale avait fait un retour décalé. Relookée par J-P Gautier elle était plébiscitée par toutes les boîtes gays de Paris et de la province.

Aujourd'hui le retour est très premier degré puisque la chanteuse revient sur scène pour fêter son 30ème anniversaire de concerts enchanteurs. La revoici donc en tournée et ce jusqu'en novembre 2009 pour la reprise du "mystérieux voyage de Marie-Rose " A cette occasion, la toujours jeune chanteuse de 66 ans sort également un double CD best of de ses titres phares.
Et bien vous savez quoi ? Moi je me dis que Chantal elle fait bien d'exister encore. Parce qu'elle m'a fait rêver petite et que je suis sûre que ces spectacles en feront encore rêver plus d'un !

Photo : Bernaroch/Sipa

vendredi 2 janvier 2009

Israël : Un nouveau film attira les voyageurs gays à Tel-Aviv
3 janver 2009 - Tag : Tourisme
Un nouveau film tourné en Israël pourrait bien faire changer l'image des touristes homosexuels. Antartica (Antarctique) est un film israélien qui a dernièrement été lancé dans ce pays. Dans la bande-annonce, on peut voir des scènes chaudes entre des hommes séduisants.
Ces images pourraient faire changer l'image d'Israël. Ce pays qui devient de plus en plus une destination gay friendly face aux voyageurs homosexuels, pourraient bien confirmer l'impact au pays face aux globe-trotters.
Ce film qui va sans doute être distribué dans de nombreux pays et de nombreux festival de films gays et lesbiens aura un impact certain dans les prochains mois et les prochaines années, sur le nombre de réservations gay dans les hôtels et autres établissements.
Les cinéastes du film Antartica, ne pensaient pas au départ que ce film aurait un impact significatif au touriste homosexuel en Israël.
La majorité des homosexuels se rendant à Tel-Aviv confirme que ce lieu est un vrai paradis

quand les pompiers posent comme modèles

Cannes
Tradition Ils tapent aux portes, se présentent et proposent un calendrier contre un don pour l'Amicale. Nous avons suivi Jean-Paul et Franck, duo bien rôdé
« Bonjour, ce sont les sapeurs-pompiers pour le calendrier »
Les Sapeurs-Pompiers sonnent à toutes les portes, mais en moyenne seulement une sur cinq s'ouvre. En général, ils sont accueillis avec le sourire. Quant au calendrier présenté cette année, il reçoit, lui aussi, sa part de succès.
Immeuble des Ambassadeurs, rue Mérimée au Cannet. La première sonnette ne marche pas. « Ça arrive ». Alors ils tapent, sonnent à d'autres portes et attendent quelques secondes. Souvent, rien ne bouge. Ils changent d'étage, leurs calendriers sous le bras. En cinq paliers et vingt-six appartements, seulement cinq portes ont souri aux sapeurs-pompiers. Et encore, derrière l'une d'entre elle, deux enfants dont les parents étaient absents
Jean-Paul et Franck sillonnent le même quartier depuis 20 ans. Pas trop tôt pour ne pas déranger, pas trop tard pour ne pas effrayer. « Les riverains ont subi de nombreuses agressions. »
Les sapeurs savent qu'on risque de leur demander leur carte professionnelle, ils sont prêts à écouter les doléances des gens et sont conscients que parfois, quelques euros pour un calendrier, représentent un gros effort financier.
Onze mois pour les dames
« Ah, les pompiers, je suis contente de vous voir ». Accueil sympa au dernier étage, un billet de cinq euros à la main. « Je vous souhaite de collecter beaucoup, vous le méritez » salue la dame en refermant
Au 4e, nouvelle réussite. « Bonjour Messieurs, vous êtes les bienvenus. Il paraît qu'il y a des belles photos dans ce calendrier...» frétille la dame. Apparemment elle a déjà entendu parler de ce millésime, façon Dieux du Stade (voir encadré). Sapeurs partiellement dénudés et tout en muscles. Sauf le mois de mars : partiellement dénudée et tout en charme.
« Si vous appelez les pompiers, demandez qu'on vous envoie le mois de mai ou un autre. Vous n'avez qu'à choisir » plaisante Jean-Paul, président de l'Amicale des Sapeurs-Pompiers de Cannes.
« Je vous aime bien mais j'espère ne vous revoir que dans un an ! »
Pas de passe pour les pompiers
Changement d'adresse. Direction l'Eden Square, 4, rue Rebuffel. L'affaire se corse. D'abord se faire ouvrir le portail.
« Un facteur dispose d'un passe, pas les pompiers...». Sonner chez plusieurs personnes en espérant une réponse. Le premier obstacle franchi, le duo butte devant la porte d'entrée. Nouvelle épreuve de hasard. Franck sonne sur les boutons du haut.
« Ils sont dans l'ordre des étages. Comme on commence par le haut, on préfère sonner chez eux pour éviter que les gens attendent notre passage trop longtemps. » Un grésillement... «Oui ? » « Bonjour Madame, ce sont les Sapeurs-Pompiers pour le calendrier et la présentation des voeux. Vous pouvez nous ouvrir ? »
Hésitation et un « oui » parvient faiblement. C'est reparti pour quatre étages. Au 3e, une dame en peignoir se souvient que l'an dernier les photos avec des « enfants étaient bien ». Apparemment, les hommes dénudés, ça lui plaît bien « aussi ».
Mieux que les rugbymen
« Souvent on nous dit que notre calendrier est mieux que celui des rugbymen car les poses sont moins osées » s'amuse Jean-Paul, qui a moyennement apprécié la semaine dernière qu'une photo de son calendrier illustre la rubrique « Gays et lesbiennes » de notre quotidien. Il y a encore deux ou trois tabous... L'homosexualité mais aussi l'argent.
« Les gens nous glissent un billet ou une pièce dans la main. On range dans la sacoche sans regarder, pour ne mettre personne mal à l'aise. »
Au final, ça fait combien ? « On imprime 42 000 calendriers. L'argent récolté va aux bonnes oeuvres de l'Amicale (sport, enfants, festivités, social, retraités). »

Source:GOOGLE Actualité