jeudi 15 juillet 2010

meurtre homophobe


USA : début du procès de l'adolescent qui avait tué son camarade d'école gay

Le procès de l'adolescent qui avait abattu à bout portant l'un des élèves de son école parce qu'il était homosexuel s'est ouvert mercredi en Californie, le juge ayant refusé d'accorder à la défense un délai supplémentaire pour boucler son enquête.

A la surprise générale, le juge Charles Campbell, de la Cour supérieure du comté de Ventura, à l'ouest de Los Angeles, a refusé aux avocats de Brandon McInerney, aujourd'hui âgé de 16 ans et jugé comme un adulte, le report de "quelques mois" qu'ils demandaient pour pouvoir achever leur enquête et assurer à leur client, qui risque la prison à vie, "un procès juste".

"Je ne pense pas que vous ayez été suffisamment diligents" dans cette affaire, a lancé assez sèchement le juge aux avocats Scott Wippert et Robyn Bramson, qui avaient déjà obtenu un report de deux mois en mai dernier.
Le juge a suivi le procureur, Maeve Fox, qui a déclaré aux journalistes que "la défense avait eu près de deux ans pour se préparer" et que "l'enquête est certainement ce qu'elle aurait dû commencer par faire".

Brandon McInerney est poursuivi pour meurtre avec préméditation et risque la prison à vie. Le visage impassible, il n'a pas dit un mot lors de l'audience de mercredi. Sa mère était présente dans la salle.

Les débats devaient reprendre lundi avec la sélection du jury, à moins que la défense ne fasse appel de la décision du juge Campbell, ce qu'elle n'excluait pas mercredi.

Le 12 février 2008, alors âgé de 14 ans, l'adolescent avait abattu de deux balles dans la nuque le jeune Larry King, 15 ans, en pleine salle de classe, à Oxnard, une ville située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Los Angeles.

Le meurtre, qui avait suscité une vague d'indignation à travers les Etats-Unis, est traité par l'accusation comme un crime homophobe, car Larry King, victime en permanence des moqueries de ses camarades, se revendiquait gay.

Selon les témoignages des audiences préliminaires, Brandon McInerney avait menacé de mort Larry King à plusieurs reprises, et avait attendu une vingtaine de minutes, arme en main, avant d'abattre l'adolescent pendant un cours d'informatique.

Mis en ligne le 15/07/2010

mardi 13 juillet 2010


Une agression homophobe a eu lieu à Dieppe dans la nuit du samedi au dimanche 11 juillet dernier. La victime, qui n'est autre que le réalisateur de cinéma Christian Merlhiot ((photo), a été insultée et tabassée par quatre individus alors qu'il rentrait à son hôtel avec son ami qui le tenait par l’épaule.
Ce dernier était venu présenter son film "Le procès d’Oscar Wilde" à Dieppe.

Les quatre jeunes ont d'abord insulté Christian Merlhiot avant de le rouer de coups et de lui briser des cannettes de bière sur la tête. Celui-ci a perdu connaissance.

Grâce à l'alerte donnée par son compagnon, le réalisateur a été transporté aux urgences où une trentaine de points de suture lui ont été dispensés. Ils souffre de nombreux hématomes etde de contusions sur tout le corps.

Une enquête de police a été ouverte afin de retrouver les agresseurs.

Mis en ligne le 13/07/2010

lundi 12 juillet 2010

quand l'Église s,en mêle

Argentine : l'Eglise profite de la messe dominicale pour appeler à manifester contre le projet de mariage gay

L'Eglise catholique a accentué son offensive contre un projet de mariage homosexuel en Argentine, en profitant de la messe dominicale pour appeler ses fidèles à manifester devant le Congrès mardi, à la veille d'un vote décisif du Sénat sur le sujet.

L'Eglise a confirmé sa position de fer de lance de l'opposition à ce texte dimanche. Durant la messe, ses représentants ont lu un message de l'archevêque de Buenos Aires, le cardinal Jorge Bergoglio, dans lequel il appelle les fidèles à manifester mardi devant le Congrès.

Les évêques de la province de La Pampa (centre), eux, ont publié un document dans lequel ils défendent un modèle familial "composé d'un papa et d'une maman, dotés par la nature de la richesse admirable de la fécondité".

La classe politique est très divisée sur le sujet et une commission sénatoriale a adopté mardi dernier un projet alternatif d'union civile, qui interdirait aux couples homosexuels d'adopter, mais ce vote n'engage en rien le reste des sénateurs.

Deux Argentins, Alex Freyre et José Maria Di Bello, ont été les premiers homosexuels à se marier en Amérique latine le 28 décembre en Terre de feu (sud), avant d'être imités par six autres couples gays ou lesbiens.

Une bataille juridique s'en est suivie. Des juges ont tenté d'annuler ces actes au motif que l'article 172 du Code civil ne prévoit pas le mariage entre personnes du même sexe. Mais les mariés ont fait à chaque fois appel et se disent sûrs de l'emporter, s'il le faut, devant la Cour Suprême.

Mis en ligne le 12/07/2010

samedi 10 juillet 2010

les gay prides ailleurs


Marseille et Nice bouclent la saison des gay prides


Avec la Lesbian & Gay Pride de Marseille et la Pink Parade de Nice qui ont lieu toutes deux samedi 10 juillet, c'est la fin de la saison française des gay prides.
Ici au Québec,ça commence tres bientot

Les deux principales métropoles de sud-est organisent samedi leur gay pride.

A Marseille, la Marche pour l'Egalité, organisée pour la première fois par l'association Tous&Go ! succèdent à un premier défilé, organisé dans la cité phocéenne la semaine passée par une association concurrente Fiertés de Provence.
Tous&Go a obtenu le soutien de la Coordination Interpride France qui fédère les marches hexagonales et l’autorisation de porter officiellement le nom "Lesbian & Gay Pride".

La marche qu'elle organise part à 15h30 du Parc du 26ème Centenaire, Arbre de l'Espérance puis gagnera l'avenue de Toulon, l'avenue Cantini, la Place Castellane, la rue de Rome, la Canebière pour se terminer sur le Vieux-Port.

Dans un message adressé aux organisateurs, Jean-Claude Gaudin, le maire UMP de la ville, souhaite "que cette journée fasse honneur à l’esprit d’ouverture de (la) ville".

Une soirée "Pride Factory" suivra aux Dock des Suds.

Nice accueillera pour sa part sa 7ème Pink Parade (visuel vignette) sur la promenade des Anglais.

Cette marche, organisée par l'association Aglaé, aura pour slogan "Tous unis contre l'homophobie!". Le rassemblement est fixé dès 16h devant le Kiosque à Musique (Jardin Albert 1er) et le départ du cortège à 17h.

Mis en ligne le 10/07/2010

samedi 3 juillet 2010

vendredi 2 juillet 2010

La maison de campagne de Jean Cocteau ouverte au public

La maison de Jean Cocteau à Milly-la-Forêt (Essonne), "refuge" où l'artiste vécut de 1947 à sa mort, en 1963, et où lui rendirent visite nombre de ses amis, comme Jean Marais, est ouverte au public depuis le 24 juin, après cinq ans de travaux.

La maison de Milly-la-Forêt a été pensée comme un lieu "intimiste", dans lequel serait perceptible l'atmosphère qui régnait lorsque l'écrivain y vivait.

Au fil des pièces, une balade dans la vie de Cocteau est proposée au visiteur. Autoportraits dans la cuisine, "Cocteau à Milly" dans le vestibule, portraits de ses amis dans le grand salon, expositions temporaires et permanentes dans le bureau et la chambre.

L'exposition permanente, "Cocteau vu par", regroupe des portraits du poète réalisés par Picasso, Warhol, Man Ray, Modigliani...
Le public pourra également découvrir des oeuvres de Cocteau, conservées par son compagnon, Edouard Dermitt, qui a veillé sur la propriété jusqu'à sa mort, en 1995. Des films de l'artiste, ou à son sujet, sont également projetés.

La propriété a été rachetée en 2002 par Pierre Bergé - président et mécène de ce projet et titulaire du droit moral sur l'oeuvre de Jean Cocteau -, la région Ile-de-France et le Conseil Général de l'Essonne, pour un montant total d'un million d'euros. Les travaux, qui ont duré cinq ans, ont coûté 3,5 millions d'euros.

L'aménagement de la maison a été conduit par l'architecte François Magendie, et le duo Dominique Païni-Nathalie Crinière, qui avait réalisé l'exposition Jean Cocteau au Centre Pompidou en 2003. Les deux hectares de jardin domestique, verger et bois, ont été agencés par le paysagiste Loïc Pianfetti.

Cocteau a été enterré en 1963 à la Chapelle Saint-Blaise-des-Simples, qui se trouve à la sortie de la ville et dont il avait réalisé les fresques.

Edouard Dermit y a également été inhumé, et son nom ajouté sur la stèle il y a quelques semaines.


Mis en ligne le 2/067/2010

jeudi 1 juillet 2010

le président est pour


Le président serbe favorable à la tenue d'une Gay Pride à Belgrade

Le président serbe Boris Tadic s'est déclaré mercredi favorable à la tenue d'une Gay Pride à Belgrade, où plusieurs tentatives d'organiser une telle manifestation ont échoué, en raison des menaces proférées par des groupes extrémistes homophobes.

"La tenue d'une Gay Pride représentera un pas en avant qui montrera que la Serbie devient une société sûre pour tous ses citoyens, indépendamment de leur orientation sexuelle", indique un communiqué de la présidence serbe diffusé à l'issue d'une rencontre de Boris Tadic (photo) avec des militants d'associations LGBT.


La dernière tentative d'organiser une Gay Pride à Belgrade avait échoué en septembre 2009 en raison des menaces de violences de la part de groupes ultra-nationalistes homophobes (photo).

Les autorités avaient fait valoir qu'elles n'étaient pas en mesure de pouvoir assurer la sécurité des participants.

Le premier rassemblement public d'homosexuels serbes s'était achevé dans la violence en 2001 à Belgrade, les forces de l'ordre n'ayant pu contenir des assaillants ultra-nationalistes.

Il y a deux semaines , des associations avaient lancé une pétition intitulée "Marchons ensemble" en faveur de la tenue d'une Gay Pride à Belgrade. "Nous lançons cette campagne car la Gay Pride est un indicateur du niveau de la démocratie dans une société, et aussi une preuve qu'une société est tolérante et prête à accepter les différences et la diversité", avait affirmé Gay-Straigh Alliance dans un communiqué.

Le Parlement serbe a adopté en 2009 une loi prohibant la discrimination à l'égard des homosexuels, malgré une forte opposition des nationalistes et des leaders religieux mais la communauté homosexuelle locale ne bénéficie pas des mêmes droits que les hétérosexuels, notamment ceux de se marier ou d'adopter des enfants.

Mis en ligne le 01/07/2010