jeudi 5 février 2009

Paris : une affaire de violences policières avec insultes homophobes devant la justice

La 29e chambre du tribunal correctionnel de Paris examine ce jeudi une affaire de violences policières remontant au 26 août 2008 contre deux femmes qui ont subi coups, humiliations, insultes homophobes et sexistes pendant plusieurs heures. Une affaire restée ignorée des médias français.

L'affaire remonte à la nuit du 26 août 2008. Deux femmes se font violemment agresser par des policiers lors d'une interpellation rue des Pyrénées à Paris.

Plusieurs heures durant, elles vont être victimes de coups, d'humiliations, d'insultes, de propos homophobes et sexistes. Alors qu'elles tentent de se porter assistance et de se réconforter au poste de police, les deux femmes seront notamment traitées de "putes lesbiennes".

Après leur libération, l’une d'elle, l’écrivain espagnole Illy Nes, va alerter Amnesty International qui donnera un écho à cette affaire en Espagne alors qu'elle restera étrangement ignorée des médias français.

Illy Nes raconte cette nuit de cauchemar dans une vidéo réalisée par l’Association des cyber-journalistes :


Victoria Beckham vient de déclarer qu'elle avait vraiment du mal à avoir des relations amicales avec les hommes. Du moins les hommes hétérosexuels. "J'aime bien les femmes. Je les aime comme amies, comme confidentes. Mais j'adore les hommes gays", a-t-elle annoncé. "Je l'ai toujours dit."

Et de pousser plus loin la confidence: "Au fond de moi, il y a un homo qui sommeille et qui veut sortir ! Avec les hommes hétéros, je n'ai rien en commun, excepté avec mon mari, mes frères et mon père." Voilà qui doit rassurer David

mercredi 4 février 2009


Autriche (Religion)
Le Vatican promeut un homophobe
En Autriche, l'émoi est considérable. Samedi 31 janvier, le Pape a nommé à Linz (nord) un évêque auxiliaire qui a tenu des propos clairement homophobes. En novembre 2005, celui qui n'était alors que simple curé de la petite paroisse rurale de Windischgarsten (ouest de la capitale, Vienne) sous-entendait dans le journal local Kremstaler Rundschau, que l'ouragan Katrina était une punition divine à l'encontre des homosexuels.

«Saviez-vous que deux jours après l'ouragan, une association gay du quartier français avait prévu un défilé de 125.000 homosexuels? interrogeait le prêtre d'un ton inquisiteur. Cela devait être la 34e édition et s'appeler "décadence du sud", c'était prévu depuis longtemps et les commentateurs écrivaient que les portes de la Nouvelle Orléans devaient s'ouvrir en grand pour célébrer le péché. Les chrétiens qui protestaient ont été jetés en prison.»

Bref, selon le nouvel évêque-auxiliaire de Linz imposé à l'église locale par Benoît XVI malgré la multiplication des protestations, c'est de la faute des homos et de la gay pride si les foudres divines se sont abattues sur le sud des États-unis et ont causé la mort de 1.800 personnes.

Photo: DR.
Source :GOOGLE Actualités/ tetu.com

par Blaise Gauquelin
New York : un centre pour jeunes LGBT vandalisé à Long Island

Des dégâts d'un montant de plusieurs milliers de dollars ont été occasionnés par l'attaque du Centre LGBT pour les jeunes de Bay Store à Long Island, lundi. Cet attentat est "un message à la communauté LGBT comme quoi la haine demeure une terrible réalité" a déclaré l'un des responsables du centre.
Portes et miroirs brisés, véhicule de service vandalisé, les responsables se disent soulagés que l'agression ait eu lieu alors que le centre était fermé et qu'aucune personne n'ait été blessée.
La police a ouvert une enquête sur les actes de vandalisme et pour "crime de haine".

Mis en ligne le 04/02/2009/source E-llico télex
Mois de l'Histoire LGBT : le drapeau gay décroché d'un immeuble de la police de Londres

Alors que se déroule en Grande-Bretagne le Mois de l'Histoire LGBT, le chef de la police londonienne a ordonné que soit retiré le drapeau arc-en-ciel qui flottait sur l'un des immeubles des services de police dans le cadre de cette manifestation.
Selon le quotidien Daily Mail, le responsable se serait montré "livide" en découvrant la pose de ce drapeau. Son retrait est présenté comme une volonté de la police de Londres de "ne pas laisser la politique interférer" avec sa mission.

Mis en ligne le 04/02/2009
Finlande : un groupe de presse lourdement sanctionné pour avoir licencié une journaliste en raison de son homosexualité

Un groupe de presse finlandais vient d'être lourdement sanctionné par un tribunal de prud'hommes pour avoir licencié une journaliste en raison de son homosexualité. Cette discrimination lui coûtera la bagatelle de 230.000 euros.

En octobre 2008, Johanna Korhonen, la rédactrice en chef du journal finlandais Lapin Kansa, était licenciée en raison de prétendus mensonges lors de son entretien d'embauche.
Selon la journaliste, le groupe de médias finlandais l'avait en réalité renvoyée parcequ'elle entretenait une relation lesbienne dont elle n'avait pas fait état.

En effet, interrogée sur sa situation familiale, la jeune femme avait indiqué à son futur employeur qu'elle vivait en couple avec ses deux enfants, mais elle n'avait pas précisé que son conjoint était une femme.
C'est cette découverte qui avait motivé la direction du groupe à la licencier.

L'affaire avait fait grand bruit. La présidente finlandaise, Tarja Halonen, s'était exprimée pour se dire "choquée" et un certain nombre de lecteurs du groupe de presse avaient résilié leur abonnement en signe de protestation.

Selon la journaliste, la direction de son ex-journal lui avait proposé de régler son départ en échange de 100.000 euros pour son silence sur les raisons réelles de son exclusion.

L'affaire vient d'être jugée par l'Office de protection du Travail finlandais, l'équivalent de nos prud'hommes, qui a déclaré le groupe de presse coupable de discrimination et qu'aucun autre fondement sérieux à son licenciement n'avait pu être trouvé.

Le groupe Alma Media a été condamné à verser 230.000 euros à Johanna Korhonen.

Mis en ligne le 04/02/2009
Homoparentalité: des gays de plus en plus libérés et inventifs
Le journal français Libération s'intéresse à la rencontre du sociologue Emmanuel Gratton, auteur d'une enquête sur la «paternité gay» (L'homoparentalité au masculin, le désir d'enfant contre l'ordre social, PUF) et les militants de l'APGL (parents et futurs parents gays et lesbiens).
Le chercheur révèle la libéralisation des nouvelles générations de gays face à la paternité: «Aujourd'hui, les hommes de 20 ans ne se posent plus les mêmes questions. Ils savent qu'un projet parental, c'est possible» alors que chez les homos plus âgés, «la question a été refoulée avant de revenir». Un bénévole de l'APGL confirme: «Les nouveaux adhérents ont d'autres profils. Ils sont plus jeunes, plus affirmés, parlent davantage d'un recours à une mère porteuse que d'une coparentalité.»

Des nouveaux pères aux profils très variés. «Ce sont des situations très inventives, s’enthousiasme Emmanuel Gratton, il n’y a pas de prémodèles, les constructions se font au fil du temps.»