mercredi 21 janvier 2009

Suède : le projet de loi en faveur du mariage gay présenté au Parlement

La Suède pourrait autoriser les mariages homosexuels à l'église dès mai 2009 si le Parlement adopte une proposition de loi présentée mercredi devant le Parlement, a annoncé le parti du Premier ministre Fredrik Reinfeldt.

"La principale proposition contenue dans la motion repose sur le fait que (...) le sexe d'une personne ne sera plus un obstacle au mariage. La législation relative au mariage et autres lois concernant les époux ne feront pas de distinction entre les sexes", selon un communiqué du Parti des modérés.
La proposition sera soumise à un vote à une date encore indéterminée.

En Suède, jusqu'à maintenant, les couples hétérosexuels peuvent choisir de se marier soit à la mairie soit à l'église, tandis que les couples homosexuels sont seulement autorisés à s'unir via un "partenariat" rendu légal par une cérémonie civile.
L'union civile pour les couples homosexuels y est autorisée depuis 1995.

Si la nouvelle loi est adoptée,la Suède, déjà pionnière en matière de droit à l'adoption pour les couples homosexuels, deviendrait le premier pays au monde à autoriser la célébration de mariages homosexuels au sein d'une église majoritaire.

L'Eglise luthérienne, séparée de l'Etat en 2000, propose déjà depuis janvier 2007 aux couples homosexuels une bénédiction de leur union, mais a régulièrement souligné qu'elle souhaitait réserver le terme de mariage aux unions hétérosexuelles.
L'Eglise a indiqué qu'elle se prononcerait sur le projet de loi présenté mercredi au cours du synode de l'automne prochain.

Selon la motion présentée mercredi, les pasteurs auraient le droit de refuser de célébrer un mariage homosexuel, clause dénoncée par les défenseurs des droits des homosexuels.

Au sein de la coalition gouvernementale, seul le Parti des démocrates-chrétiens est opposé à l'utilisation du mot "mariage" pour l'union des homosexuels contrairement aux trois autres partis de la majorité et à l'opposition, le Parti social-démocrate, principale formation du pays.

Mis en ligne le 21/01/2009/E-llico
Obama investi : l'agenda LGBT sur le site Internet de la Maison Blanche

Tout juste investi 44ème président des Etats-Unis, Barack Obama a fait publier l'agenda LGBT, c'est-à-dire le programme des réformes concernant la communauté LGBT, sur le site Internet officiel de la Maison Blanche.

Alors que la polémique sur la non retransmission télévisée de l'intervention de l'évêque gay Gene Robinson lors des cérémonies inaugurales du mandat de Barack Obama n'est pas encore retombée et que celle du pasteur évangélique homophobe Rick Warren bénéficiait d'une diffusion par les télévisions du monde entier, la Maison Blanche a inscrit l'agenda LGBT sur le site Internet officiel de la présidence.

On y retrouve, sans surprise, les réformes promises par la candidat devenu président en matière de droits homosexuels. Mais cette publication leur donne désormais un caractère officiel.
Les changements importants attendus par la communauté LGBT américaine sont devenus desengagements du président des Etats-Unis.

Le site de la Maison Blanche liste ainsi l'élargissement de la loi sanctionnant les crimes de haine aux crimes homophobes, l'extension à l'orientation sexuelle et l'identité de genre de la lutte contre la discrimination au travail, le bénéfice des droits des couples mariés accordé aux couples homosexuels en unions civiles, l'ouverture des droits d'adoption à tous les couples, le rejet de tout projet fédéral d'interdiction du mariage gay et la fin de la politique qui interdit l'accès de l'armée aux militaires ouvertement homosexuels.

Le pasteur évangélique Rick Warren s'est abstenu de toute allusion à ces réformes qui ne sont pourtant pas de son goût lors de la prestation de serment Barack Obama qu'il a béni.

Le choix du pasteur Warren, fondateur de l'église géante Saddleback Church de Lake Forest, en Californie, connu pour ses positions contre l'avortement et le mariage gay, avait scandalisé les organisations de défense des homosexuels et les groupes progressistes.
Barack Obama avait défendu ce choix en réaffirmant sa volonté d'"unir" l'Amérique et de rassembler les différents courants.

Mis en ligne le 21/01/2009/E-llico

mardi 20 janvier 2009

Un stage de citoyenneté pour avoir détruit des distributeurs de préservatifs par conviction religieuse

Quatre jeunes âgés de 20 à 24 ans ont été condamnés lundi par le tribunal correctionnel de Pau à suivre un stage de citoyenneté de deux jours pour avoir détruit des distributeurs de préservatifs fin août à Pau en expliquant lors de leur interpellation avoir agi par conviction religieuse.

Le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public qui avait demandé qu'ils participent à un stage de citoyenneté de deux jours dans les six mois à venir. Si cette peine n'était pas exécutée ils seraient condamnés à 200 euros d'amende.

"Ici devant le tribunal, ce n'est pas la loi d'une église mais celle de la République qui s'applique quelles que soient les convictions religieuses", a lancé la représentante du ministère public.

Dans la nuit du 27 au 28 août, les quatre jeunes, deux frères de 22 et de 20 ans de Toulouse et deux autres de Versailles âgés de 24 et 20 ans, avaient, armés de pieds-de-biche, arraché ou éventré cinq distributeurs de préservatifs.

Les quatre cousins, en vacances chez leurs grands-parents à Jurançon près de Pau, avaient été interpellés alors qu'ils s'attaquaient à un sixième distributeur. Ils avaient expliqué aux enquêteurs qu'ils avaient agi par "conviction religieuse et s'étaient présentés comme des "catholiques fervents".

Lundi lors de l'audience, l'un d'entre eux a estimé que "l'usage du préservatif est un acte égoïste" et qu'il s'agissait d'un "obstacle à la vie".

Depuis les faits, ils ont indemnisé les pharmaciens et présenté leurs excuses.

Mis en ligne le 20/01/2009

Les gays attendent Barack Obama... au tournant

Alors que Barack Obama est officiellement investi président des Etats-Unis dans un climat de ferveur populaire, la polémique s'installe dans la communauté LGBT autour du boycott de la retransmission télévisée de la prière de l'évêque gay Gene Robinson suscitant une certaine expectative.

Si Barack Obama prend ses fonctions dans un véritable climat d'état de grâce aux Etats-Unis et au delà, son entrée en fonction est marquée par une polémique au sein de la communauté LGBT.

En effet, la non retransmission télévisée, dimanche, de la prière de l'évêque gay Gene Robinson par la chaîne HBO qui disposait des droits est imputée par la chaîne elle-même à l'entourage de Barack Obama.

Alors qu'elle était mise en cause, HBO a annoncé hier que consigne lui aurait été donnée de ne débuter la diffusion des cérémonies de dimanche qu'après le discours du prêtre gay par l'équipe du président élu contrairement au projet initial qui l'incluait. L'équipe d'Obama parle quant à elle d'un "malentendu", "regrette" la non-diffusion, mais ne dément pas formellement...

Des spectateurs présents au Lincoln Memorial disent aussi avoir eu beaucoup de difficultés à entendre correctement le discours de Robinson à cause de micros défaillants pendant son intervention.

Cette ombre au tableau soigneusement concocté par le nouveau président pour tenter de rallier à lui les composantes les plus hétéroclites et parfois les plus antagonistes de la société américaine sera encore ravivée par la présence aujourd'hui par la présence ultra-médiatisée, elle, du pasteur évangélique homophobe Rick Warren que la présence, dimanche, de Gene Robinson était censée contrebalancer.

L'entrée en fonction de Barack Obama risque donc de produire un sentiment mêlé chez les homosexuels américains qui ont voté à 70% pour lui, après lui avoir dans un premier temps préféré sa rivale démocrate Hillary Clinton.

Ce faux pas des cérémonies d'investiture fait suite à des interrogations qui ont jalonné la période de transition.

Les organisations LGBT ont déjà déploré que le nouveau président n'ait pas suffisamment ouvert son cabinet à des membres homosexuels pour mieux marquer sa volonté d'afficher leur intégration aux institutions et l'hypothèse selon laquelle l'urgence des dossiers économiques risque de retarder l'agenda LGBT promis par Obama se confirme jour après jour.

Les quatre grandes lois que le Congrès doit discuter - sur les crimes de haine, la non-discrimination dans le travail, le rappel du Don’t Ask, Don’t Tell et la non-interdiction constitutionnelle du mariage gay - ne sont pas remises en cause mais leur passage devant les parlementaires devrait se faire seulement après le vote des grandes lois économiques imposées par la crise financière internationale et les décisions militaires liées à la situation en Afghanistan.

Barack Obama a pris soin de mentionner les homosexuels dans son discours de dimanche célébrant le "renouveau de l'Amérique", mais la communauté LGBT est sans doute l'une des premières à attendre les actes du président investi avec une pointe d'appréhension, au delà de l'espoir de voir un président démocrate, issu d'une minorité accéder à la Maison Blanche.

Mis en ligne le 20/01/2009

mon moi et ses droits


Sexualité atypique
Tout simplement différent



Définir sa sexualité est parfois un passage nécessaire et réconfortant.
Il est réconfortant d'étiqueter sa sexualité: gai, hétéro, etc. Une telle étiquette permet à une personne de sentir qu'elle fait partie d'un groupe. Mais, qu'arrive-t-il si tu es différent et que tu ne peux pas définir ta sexualité?
Tu es peut-être attiré par des gars et des filles. Cela t'allume peut-être de te percevoir comme celui qui « agit » ou celui qui «reçoit», au point de vue sexuel. Tu as peut-être expérimenté le travestisme ou tu t'es fait «passer» pour un membre du sexe opposé, sans vouloir prendre des mesures permanentes en ce sens. Tu t'identifies peut-être au concept autochtone d'une personne «bispirituelle»: quelqu'un qui incarne les identités masculine et féminine.
Si tu ne réussis pas à définir ton identité sexuelle, tu affrontes des défis uniques, mais tu as également des occasions uniques.

En dehors de l'hétérosexualité
Dans un monde noir sur blanc, les personnes grises ont tendance à être mal comprises. Même si tu ne ressens aucun besoin d'étiqueter ta sexualité, d'autres voudront peut-être le faire pour toi. De plus, si tu as du mal à t'intégrer à un groupe spécifique quelconque, il est possible qu'il te soit plus difficile d'obtenir le soutien affectif et pratique dont tu peux avoir besoin. Par contre, bon nombre des groupes de diversité sexuelle contemporains, notamment ceux qui s'adressent aux jeunes GLBT (gais, lesbiennes, bisexuels, transgenres), accueillent pratiquement tout le monde qui se situe à l'extérieur de la grande catégorie de l'hétérosexualité.

Diversité sexuelle
Ta sexualité ouverte te permettra d'établir des relations avec un groupe diversifié de gens. Tu te situes également dans une position unique pour aider d'autres personnes à comprendre la diversité. Mais n'oublie pas que le fait d'être différent ne te donne pas la permission d'exploiter ou de blesser les autres, au plan sexuel ou autre. Si tu gères ta sexualité de façon responsable, il y a de bonnes chances que tu trouves ta place dans le monde sexuellement diversifié d'aujourd'hui.
Source
GOOGLE Actualités/masexualité.ca
Washington mène le bal de l’investiture
source:GOOGLE Actualités/ PHILIPPE GRANGEREAU
Un million et demi, deux, peut-être trois millions de personnes sont attendues à Washington pour la prestation de serment de Barack Obama, qui s’annonce monumentale et exceptionnelle à bien des égards. «J’en ai le souffle coupé, s’est épanché le vieux sénateur Edward Kennedy. C’est le point final de deux siècles de la lutte pour les droits civiques… Barack va se retrouver face à la statue d’Abraham Lincoln, devant l’esplanade sacrée où Martin Luther King a délivré son fameux discours "I have a dream". Et juste derrière le Capitole se trouve la Cour suprême, qui a inspiré la révolution moderne des droits civiques en donnant le signal de la déségrégation, voilà cinquante-cinq ans. Incroyable.» L’investiture du premier président noir de l’histoire américaine se doit d’être spectaculaire, somptueuse, vertigineuse. Plus qu’une célébration, ce sera une fête à la fois solennelle et populaire.
Lyrique. Elle a véritablement commencé hier après-midi, avec un concert gratuit, sur les marches du Lincoln Memorial, de Bruce Springsteen, Beyoncé et de nombreuses stars d’Hollywood. Demain, une vingtaine d’écrans géants retransmettront la prestation de serment sur le Mall, la gigantesque esplanade qui relie la Maison Blanche, le Capitole et le Lincoln Memorial. Elle promet d’être lyrique puisque la poétesse noire Elizabeth Alexander lira aussitôt après un texte spécialement composé pour l’occasion. Un clin d’œil, aussi, à John Kennedy, dont la prestation de serment avait été appuyée par l’éloquence du célèbre écrivain Robert Frost. Des dizaines de «bals d’investiture populaires», voulus par le Président, ont lancé l’événement dès vendredi soir. Des milliers de billets gratuits ont été distribués. Celui de samedi soir était ouvert à tous… à condition, pour chaque participant, de s’acquitter d’un prix d’entrée, d’une centaine de dollars minimum.
Les donateurs et militants qui ont levé des fonds importants lors de la campagne d’Obama sont les invités privilégiés de cette investiture. La qualité de l’accueil est directement proportionnelle au montant des contributions apportées à la campagne. Les VIP qui ont ramené plus de 50 000 dollars (37 800 euros) pourront assister aux dix grands «bals officiels», où les Obama ont promis de passer les saluer, s’ils s’acquittent toutefois d’un droit d’entrée supplémentaire de 500 à 2 500 dollars (375 à 1880 euros). Obama, qui soulève un incroyable optimisme auprès de 79 % des Américains selon un sondage CBS, a également pris soin d’organiser des dîners de gala «bipartisans». L’un d’eux honore son grand rival, le républicain John McCain.
Consensuel. Pas moins de quatre pasteurs ont été invités par Barack Obama pour prononcer des prières le jour et le lendemain de son entrée en fonction. Un record qui a déçu la toute petite minorité athée, qui avait espéré que le président-élu rejette ce mélange si américain entre la religion et la politique. D’autant que l’un de ces ecclésiastiques, le pasteur californien conservateur Rick Warren, n’est pas connu pour son ouverture d’esprit : il est opposé au mariage gay, qu’il a indirectement comparé à l’inceste et à la pédophilie. Pour éviter de braquer ses critiques, le très consensuel Obama a contrebalancé ce choix en sollicitant le premier pasteur ouvertement gay des Etats-Unis, Gene Robinson, pour bénir son investiture devant le Lincoln Memorial. L’un des bals officiels de dimanche soir était d’ailleurs réservé aux LGBT (homos, lesbiennes, bisexuels et transsexuels

lundi 19 janvier 2009

Communiqué de Presse
Faisant suite aux différents cas d'homophobie patente survenus ces derniers temps dans les stades, une réunion de travail s’'est tenue le mercredi 17 décembre entre la Ligue de Football Professionnel, le Paris Foot Gay et l'Inter-Associative Lesbienne, Gaie, Bi et Trans (Inter LGBT).

Cette rencontre a débouché sur des propositions et des actions concrètes :

- Les dossiers de Montpellier, Marseille et Lyon seront jugés en janvier 2009 par la commission de discipline,

- La LFP et le PFG organiseront des événements pour la journée mondiale de lutte contre l'homophobie avec les clubs professionnels volontaires la semaine du 17 mai 2009,

- Les statuts de la LFP seront modifiés de façon à intégrer l'ensemble des motifs de discriminations tels que formulés dans l'article 225-1 du code pénal, notamment le paragraphe portant sur la discrimination à raison de l'orientation sexuelle,

- La LFP s'engage à co-financer un clip vidéo contre l'homophobie dans le football,

- La LFP incitera les clubs professionnels à signer la Charte contre l'’homophobie,

- La LFP s'’engage à communiquer les rapports des délégués dans les stades concernant les propos ou actes à caractère homophobe,

- La LFP s'engage à publier sur son site internet la Charte contre l’homophobie.

- Le Paris Foot Gay et l' Inter LGBT se félicitent de la prise de conscience et de l'’avancée significative des travaux de la Ligue de Football Professionnel et de son président Frédéric THIRIEZ sur la discrimination homophobe, rencontrée quotidiennement dans le monde du football.